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Rentrée : comment faciliter les séparations du matin ?

14 sept.
3 min de lecture

Crèche, école, assistante maternelle… Septembre marque souvent le retour des séparations du matin.

Même lorsqu’un enfant connaît déjà son lieu d’accueil, la reprise après les vacances peut nécessiter un nouveau temps d’adaptation. Pour d’autres, c’est une toute première rentrée, avec de nouveaux adultes, de nouveaux enfants, de nouveaux repères… et beaucoup d’émotions à intégrer.

Et lorsque les séparations deviennent difficiles, elles peuvent aussi avoir un impact sur le sommeil : besoin accru de présence le soir, difficultés au coucher, réveils nocturnes ou demande plus importante de contact.

Alors comment aider son enfant à vivre ces séparations plus sereinement ?



1. Prévenir plutôt que partir « en douce »


Même avec un tout-petit, il est important de verbaliser le départ.

« Maman va partir travailler. Tu vas rester avec Sophie. Je reviens après le goûter. »

Votre enfant ne comprend peut-être pas encore toutes les notions de temps, mais il comprend progressivement la répétition et la prévisibilité des événements.

Partir discrètement lorsqu’il joue peut sembler plus facile sur le moment, mais il risque ensuite de surveiller davantage vos mouvements par peur que vous disparaissiez à nouveau.


2. Créer un petit rituel de séparation


Comme pour le coucher, les routines rassurent.

Le rituel n’a pas besoin d’être compliqué :

un câlin,deux bisous,une petite phrase toujours identique,puis le parent part.

Par exemple :

« Je te fais un gros câlin, je vais travailler et je reviens te chercher après le goûter. Je t’aime, passe une belle journée. »

À force d’être répété, ce rituel devient un repère.


3. Éviter de faire durer le départ


Lorsque son enfant pleure, notre premier réflexe est souvent de rester, revenir, refaire un câlin puis hésiter à nouveau.

C’est parfaitement compréhensible.

Mais lorsque la séparation dure 15 ou 20 minutes, l’enfant peut aussi ressentir l’hésitation du parent et ne plus vraiment savoir quand le départ va avoir lieu.

Une fois que vous avez dit au revoir, essayez autant que possible de garder un départ clair et cohérent.

Cela n’empêche évidemment pas d’accueillir ses émotions :

« Je vois que tu es triste que je parte. Tu aurais aimé rester avec moi. »

Puis transmettre le relais à l’adulte qui l’accueille.


4. Utiliser des repères qu’il peut comprendre


Pour un jeune enfant, « je reviens à 17h30 » ne signifie pas grand-chose.

Utilisez plutôt des moments de sa journée :

« Je reviens après la sieste. »

« Papa vient après le goûter. »

« Tu vas jouer, déjeuner, dormir et ensuite je reviendrai. »

Ces repères sont beaucoup plus concrets.


5. Préparer la séparation avant d’arriver


Dans la voiture ou sur le chemin, racontez-lui brièvement ce qui va se passer.

« On va arriver à l’école. Je vais t’accompagner jusqu’à la porte. Ensuite tu vas rejoindre ta maîtresse et tes copains et moi je vais partir travailler. »

Cette petite anticipation réduit l’effet de surprise.


6. Lui confier un petit objet de lien


Selon ce qui est autorisé par la structure, cela peut être :

son doudou,un petit mouchoir portant l’odeur de la maison,une petite photo,un bracelet identique à celui de maman ou papa…

Pour certains enfants, avoir un objet qui représente symboliquement le parent aide beaucoup.


7. Remplir le « réservoir affectif » au retour


Après une journée de séparation, certains enfants vont être particulièrement demandeurs.

Ils veulent les bras, refusent que le parent quitte la pièce, deviennent plus opposants ou semblent « exploser » une fois rentrés à la maison.

Ce n’est pas nécessairement que la journée s’est mal passée.

Votre enfant peut simplement relâcher avec vous toute la tension accumulée pendant la journée.

Essayez de prévoir, lorsque c’est possible, quelques minutes de vraie disponibilité au moment des retrouvailles : un câlin, un petit jeu ensemble, lire un livre ou simplement être pleinement présent.


Et si votre enfant réclame temporairement davantage de présence au moment du coucher en cette période de rentrée, ce n’est pas forcément une régression.

Il est parfois simplement en train de retrouver ses repères.

 
 
 

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