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Troubles du sommeil : et si la cause était aussi physique ?

il y a 6 jours
3 min de lecture

Lorsqu’un enfant dort mal, on pense très rapidement au rythme, aux siestes, au coucher ou aux habitudes d’endormissement.

Et bien sûr, tous ces éléments sont importants.

Mais avant de vouloir modifier le comportement d’un enfant la nuit, il est essentiel de toujours se demander :

est-ce que quelque chose pourrait physiquement gêner son sommeil ?

Parce qu’un enfant inconfortable aura naturellement plus de difficultés à s’endormir, à enchaîner ses cycles ou à rester allongé plusieurs heures.


Voici quelques pistes qui méritent parfois d’être explorées avec votre pédiatre ou votre médecin.


Les troubles digestifs

Reflux gastro-œsophagien, régurgitations douloureuses, gaz importants, constipation, douleurs abdominales…

Chez certains bébés, l’inconfort digestif devient particulièrement visible lorsque l’enfant est allongé.

On peut alors observer :

  • des réveils fréquents peu de temps après l’endormissement,

  • un enfant qui se cambre,des pleurs lorsqu’il est posé,

  • une agitation importante,

  • un besoin d’être régulièrement remis en position verticale.

Bien entendu, tous les réveils ne sont pas liés à un reflux.

Mais lorsqu’un bébé semble réellement inconfortable, travailler uniquement sur l’endormissement sans traiter la cause physique risque d’être très difficile.


Une carence en fer

Le fer joue un rôle important dans de nombreux mécanismes de l’organisme.

Chez certains enfants présentant un sommeil particulièrement agité ou des mouvements importants pendant la nuit, le médecin pourra juger pertinent de vérifier le statut en fer, notamment lorsqu’il existe d’autres facteurs de risque ou symptômes associés.

Cela ne signifie évidemment pas qu’un enfant qui bouge dans son lit manque de fer !

Mais lorsqu’un sommeil reste très agité malgré un rythme adapté, c’est une piste que le professionnel de santé peut parfois souhaiter explorer.


Les troubles respiratoires et l’apnée du sommeil

Le sommeil peut également être fortement perturbé lorsqu’un enfant respire mal pendant la nuit.

Chez le jeune enfant, il est notamment assez fréquent que des amygdales ou des végétations volumineuses réduisent le passage de l’air pendant le sommeil. L’hypertrophie des amygdales et des végétations est d’ailleurs l’une des principales causes d’apnée obstructive du sommeil chez l’enfant.


Soyez particulièrement attentifs si votre enfant présente régulièrement :

  • des ronflements importants ;

  • une respiration par la bouche ;

  • un nez qui semble constamment encombré en dehors des épisodes de rhume ;

  • des pauses respiratoires, reprises de souffle ou respirations bruyantes pendant la nuit ;

  • des sueurs importantes pendant son sommeil ;

  • un sommeil très agité, avec de nombreux changements de position ;

  • une fatigue, une irritabilité ou au contraire une agitation importante dans la journée malgré un temps de sommeil qui paraît suffisant.


Chez les jeunes enfants, une apnée du sommeil ne se manifeste d’ailleurs pas toujours par une somnolence dans la journée : elle peut aussi se traduire par de l’agitation, des difficultés d’attention ou des troubles du comportement.

Un enfant qui ronfle ponctuellement lorsqu’il est enrhumé n’a évidemment pas forcément un trouble respiratoire.

En revanche, des ronflements réguliers, une respiration buccale persistante ou des pauses respiratoires pendant le sommeil méritent d’être signalés au pédiatre ou au médecin, qui pourra si nécessaire vérifier notamment les amygdales et les végétations et orienter vers un ORL ou un bilan du sommeil.


Les problèmes cutanés

Eczéma, peau très sèche, démangeaisons, poussées allergiques…

La nuit, les démangeaisons peuvent devenir particulièrement difficiles à supporter et fragmenter énormément le sommeil.

Un jeune enfant ne pourra pas forcément vous dire :

« Ça me gratte. »

Il va simplement bouger, pleurer, se réveiller ou chercher davantage de contact.


Les allergies

Certaines allergies ou sensibilités peuvent également entraîner un inconfort : nez constamment encombré, toux, irritation, manifestations cutanées ou digestives.

Là encore, il ne s’agit pas d’attribuer automatiquement chaque réveil nocturne à une allergie, mais d'observer l'enfant dans son ensemble.


Et bien sûr : les périodes de maladie

Otite, poussée dentaire, rhume, virus, douleurs…

Lorsqu’un enfant est malade, il est parfaitement normal qu’il ait temporairement besoin de beaucoup plus d’accompagnement pendant la nuit.

Ce n’est généralement pas le meilleur moment pour chercher à lui apprendre une nouvelle manière de s’endormir.

On accompagne davantage pendant quelques jours, puis, une fois l'enfant réellement remis, on retrouve progressivement les repères habituels.


Mon conseil

Avant de vous demander :

« Comment faire pour qu’il ne se réveille plus ? »

demandez-vous aussi :

« Est-ce qu’il semble confortable lorsqu’il dort ? »

Le sommeil d’un enfant ne se résume jamais à une méthode d’endormissement.

Le rythme, l’environnement, les émotions, les habitudes, le développement… mais aussi le confort physique doivent toujours être regardés ensemble.

Et en cas de doute, de douleur, de gêne respiratoire ou de changement soudain du sommeil, l’avis de votre pédiatre ou de votre médecin reste indispensable.


 
 
 

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