Dépenser l’énergie en hiver : un pilier indispensable pour bien dormir
- Pauline Saupic
- 15 déc. 2025
- 2 min de lecture
En hiver, les journées sont plus courtes, le froid s’installe, on sort moins… et pourtant, les besoins de mouvement des enfants restent les mêmes. Quand cette dépense énergétique n’est pas suffisante, elle s’exprime souvent le soir : agitation, opposition, excitation, difficultés à s’endormir, réveils nocturnes plus fréquents.
Un bon sommeil commence dans la journée, et particulièrement par un équilibre entre :
dépense physique,
stimulation émotionnelle,
puis retour progressif au calme.
Voici comment favoriser cette régulation, même en plein hiver.
Pourquoi la dépense énergétique est essentielle au sommeil
Bouger permet à l’enfant de :
libérer le trop-plein de tensions accumulées,
réguler son système nerveux,
sécréter des hormones favorables à l’endormissement,
mieux différencier temps d’activité et temps de repos.
Un enfant qui n’a pas suffisamment bougé peut sembler :
surexcité,
irritable,
“incapable de se poser” le soir.
Ce n’est pas un manque de cadre, mais un besoin physiologique non comblé.
Sortir dehors… même peu, même en hiver
Bonne nouvelle : il ne faut pas des heures.
15 à 20 minutes à l’extérieur suffisent souvent pour avoir un réel impact.
Idées simples :
petite marche après la sieste,
aller chercher le pain à pied,
courir quelques minutes dans un parc,
ramasser des feuilles, cailloux, bâtons,
jeux de poursuite, ballon, trottinette.
La lumière naturelle aide aussi à réguler l’horloge biologique et favorise un meilleur endormissement le soir.
Dépenser l’énergie à l’intérieur (quand sortir est compliqué)
Quand la météo ou l’organisation ne permet pas de sortir, on peut créer du mouvement à la maison :
Activités “décharge” :
pousser ou tirer des coussins,
porter des objets légers,
parcours moteur (coussins, tunnels, chaises),
sauter sur place ou sur le lit (sécurisé),
rouler, ramper, grimper doucement.
Même 5 à 10 minutes peuvent suffire à libérer les tensions.
Activités rythmiques pour bouger autrement
Le mouvement peut aussi passer par le rythme :
danse sur une musique dynamique,
jeu des statues,
taper dans les mains, marcher en rythme,
courses sur place chronométrées (30 secondes).
Ces activités sont idéales en fin d’après-midi pour vider le trop-plein d’énergie avant le retour au calme.
L’indispensable : le retour progressif au calme
La dépense seule ne suffit pas. Le corps a besoin d’un sas de transition entre mouvement et coucher.
Après l’activité :
pâte à modeler,
dessin,
puzzles,
lecture,
transvasements,
massage doux,
respiration simple.
Ce temps calme permet au système nerveux de comprendre que la journée s’apaise.
Le bon timing dans la journée
Idéalement :
activité dynamique en milieu ou fin d’après-midi,
retour au calme progressif ensuite,
rituel du coucher sans stimulation excessive.
Évitez les activités trop excitantes juste avant le rituel, qui peuvent retarder l’endormissement.
En période de fêtes : encore plus important
Pendant les fêtes :
les horaires changent,
les stimulations sont nombreuses,
les émotions sont intenses.
La dépense énergétique devient un vrai levier de régulation :
moins d’explosions émotionnelles,
couchers plus fluides,
nuits plus réparatrices.
À retenir
Un enfant qui bouge suffisamment dort mieux.
Il n’y a pas besoin de faire “beaucoup”, mais régulièrement.
L’équilibre mouvement → apaisement est la clé.
Adapter les activités à l’hiver, c’est possible et efficace.
Et surtout : faites au mieux, sans pression.

Chaque petit temps de mouvement compte !



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